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Protégeons les professionnels de santé

Quelques lignes dans certains journaux et sites professionnels permettent de prendre connaissance d’une réalité qui est à l’origine de nombreuses questions.

C’est ainsi que nous avons appris il y a quelques jours de cela deux faits divers qui portent à mon goût atteinte à la démocratie, et sont intolérables: l’agression d’un confrère de SOS médecin de Tours, et les agressions répétées de certains étudiants en médecine de Marseille lors de leur déplacement en ville à la fin de leurs cours (ce cas de figure n’est pas récent, mais il est régulièrement mis sur le tapis depuis plusieurs mois).

Ces situations sont relatés au sein de petits encarts au sein de revues professionnelles ou sites informatifs, et ne font pas les unes de quotidiens nationaux ou régionaux, ce qui est très frustrant pour les professionnels qui donnent le maximum d’eux-mêmes.

Doit-on accepter la violence vis à vis des professionnels de santé (ce comportement est je le pense également plus important chez les infirmières libérales, et les autres professionnels libéraux comme les pédicures kinés qui sont souvent les oubliés des journalistes)?

Pourquoi la force publique ne réagit-elle pas pour éviter que de tels comportement ne puissent se reproduire?

De quelle peine vont écoper les responsables de ces actes tout à fait incompréhensibles? Un simple rappel à la loi de la république à laquelle ils ne veulent pas adhérer?

Nous ne devons pas perdre de vue que les professionnels de santé agissent pour le bien des patients, et assurer un confort de vie à ces derniers.

Dans ce contexte, il est difficile d’accepter qu’il soient menacés, tout comme les pompiers d’ailleurs, lors de la réalisation de leur fonction.

Le plus difficile c’est de voir que certains professionnels de santé tout comme certains services publics (cas des postiers à Melun) ont choisi de ne pas travailler dans certaines zones jugées trop dangereuses.

Nous avons l’impression que nous vivons dans une situation où l’impunité de certains quartiers est une règle bien établie.

Est-il normal qu’au sein de notre pays démocratique nous puissions accepter de tels comportements de la part de citoyens qui pour certains se moquent des valeurs de notre société, et laisser évoluer en fermant les yeux de telles zones d’insécurité totale où la loi du plus fort est la condition d’une vie peu sereine au sein de ces banlieues?

Parmi les personnes vivant dans « ces quartiers difficiles » nous avons de patients âgés qui ont travaillé toute leur vie, ou des personnes qui sont des ouvriers non qualifiés.

Ces citoyens doivent accepter les yeux fermés l’application des lois des caïds des quartiers, lois parfois liberticide, et cela sans qu’aucun membre de l’exécutif ne lève le petit doigt ou présente un projet « de reconquête » digne de ce nom.

Aussi le futur Président aura-t-il pour tâche de travailler sur cette dynamique fondamentale pour les français car nous ne pouvons pas accepter que les patients de « banlieues chaudes » n’aient pas les mêmes droits que les autres citoyens.

Ne sommes nous pas tous égaux en droits et devoirs!

Dr Pierre Frances

2 Commentaires

  1. Le médecin, les soignants en général, sont contraints par leurs fonctions de répondre présent aux demandes de soin. De ce fait leur situation administrative et matérielle ne présente aucun intérêt pour les pouvoirs publics : quelle véritable grève serait possible ou même acceptée autant par les patients que par les soignants eux mêmes ? C’est la nature même de leur activité qui représente une contrainte : et ce paramètre devrait être pris en compte pour le statut comme pour la rémunération: avec plus d’années d’études qu’un polytechnicien, un médecin est moins reconnu.

  2. L’impunité de ces comportements n’est que le reflet d’une idéologie laxiste de la justice bien ancrée et qui risque de persister d’autant que nos gouvernants n’y voient qu’un simple sentiment d’insécurité; Tout est dit.

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