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La politique et ses travers pas nécessairement démocratiques et logiques

Depuis quelques semaines les entrées des écoles de Sciences Politiques sont filtrées, et les cours plus ou moins suspendus (certains sont effectués en visioconférence).

A l’origine de ce mouvement de contestation nous retrouvons des étudiants, mais aussi certains groupuscules d’extrême gauche et parfois anarchistes qui n’ont pas droit à la parole dans des écoles laïques car ils sont tout à fait étrangers à ces établissements.

Ce qui est très déstabilisant, c’est de voir que le gouvernement pour éviter de faire des vagues (et pour éviter un embrasement social avant les élections européennes) a signé un accord pour éviter toute sanction des étudiants fauteurs de troubles.

De plus nous voyons que certains partis politiques attisent le feu en essayant d’utiliser à des fins électoraliste ce mouvement quelque peu discutable.

En effet, sans avoir d’idées préconçues sur la réalité du terrain en Palestine, il me semble important avant d’effectuer des blocages qui vont que dans un sens, d’initier des réunions et débats avec l’ensemble des protagonistes qui ont des idées parfois diamétralement opposées.

Au lieu de prendre de la hauteur vis-à-vis d’événements géopolitiques, nous voyons que certains députés (des enseignants également) s’affichent sans retenue pour donner leur opinion, et en refusant tout débat.

Il est vrai que dans quelques semaines nous allons élire des députés européens, et il est important d’occuper le terrain, même si cela s’effectue au détriment du respect des règles démocratiques.

Nous sommes en France pays des libertés individuelles, et à ce titre il est important que chaque citoyen, quelque soit son obédience religieuse (juif, musulman, catholique, protestant, bouddhiste)  puisse être respecté.

Tout aussi étonnant est de voir une réactivité en demi teinte de l’exécutif qui accepte des règles concernant primes et proposition de plans de retraites anticipées tout à fait contestables, tout cela pour éviter le chaos durant la période des jeux olympiques.

Tout cela alors que certains salariés doivent travailler dur et 42 ans pour obtenir une pension parfois ridicule.

Nous ne sommes pas réellement justes vis-à-vis de nos compatriotes qui sont aussi la cheville ouvrière de notre pays.

Et la santé dans tout cela…

Le monde de la santé n’est pas épargné par les mesures parfois peu compréhensibles et très discriminatoires.

Alors que les fonctionnaires et agents assimilés à la fonction publique ont été revalorisés sans aucune contrepartie, la direction de la CNAM (en accord avec le gouvernement bien entendu) accepte une revalorisation de la rémunération des généralistes sous conditions.

Le plus amusant est de noter les propos (ils ont été relatés dans quotidien tout public national) quelque peu absurdes de nos têtes pensantes qui demandent aux libéraux de ne pas travailler moins qu’actuellement, et recommander à ces dernier d’augmenter leur patientèle de 2%.

En effectuant cet acte ils auraient les félicitations du directeur de la CNAM, et une meilleure rémunération.

Quel fonctionnaire, aiguillonné par son syndicat, accepterait un tel discours qui peut être la source d’un burn out.

De toute manière tout est bon pour l’exécutif pour trouver des pistes de lutte vis-à-vis du fléau actuel : la pénurie médicale.

Tout aussi curieux est de voir le lynchage médiatique concernant les arrêts de travail effectués à l’encontre des médecins.

Il est vrai que certains confrères sont parfois compatissants, mais il faut reconnaître que ces collègues n’ont pas dans leur ADN la volonté de rédiger des arrêts de travail de complaisance.

Ils agissent pour venir en aide à des patients parfois en difficulté au sein de leur travail.

Aussi je comprends très bien que les collègues mis sous objectifs (ce sera probablement dans un avenir proche la seule alternative que les praticiens pourront choisir) acceptent difficilement le fait d’être humiliés par nos organismes sociaux car ils font consciencieusement leur travail, et en toute honnêteté.

Le plus simple dans cette situation pour résoudre cette équation onéreuse (ce sont les propos de notre ministre de l’économie) consiste à convoquer les patients, et augmenter le nombre de jours de carence.

Malheureusement cette option est peu électoraliste, et a des chances de mettre le feu aux poudres socialement.

Une voie choisie par certains édiles et conseillers départementaux ou régionaux pour faire face à la pénurie médicale est le choix d’un recrutement dans les centres hospitaliers de médecins étrangers.

On fait venir des confrères d’autres pays déjà en difficulté comme chez nous, cela sans aucun état d’âme.

Après tout il faut donner à nos propres citoyens l’idée que leurs énarques sont à l’écoute de leurs maux.

Les collègues étrangers travaillant dans les hôpitaux sont utilisés en toute impunité moyennant des salaires indécents pour faire fonctionner des services très déficitaires.

Pour obtenir une qualification dans leur spécialité en France (on ne refuse cependant pas leur service, même sans reconnaissance de diplôme), on leur demande de passer un examen qui va mettre en difficulté certains de ces confrères qui n’auront comme autre choix de quitter la France ou d’accepter des conditions pécuniaires peu attractives.

De toute manière nous allons avoir ou avons un « monsieur recrutement » de médecins étrangers au sein du gouvernement.

Ce choix va permettre de déshabiller d’autres nations sans aucune impunité, cela afin de satisfaire la volonté électoraliste de nos politiques.

Dr Pierre Frances

Un Commentaire

  1. c’est bien vrai
    mois de mai = mois de massacre des nos aspirants médecins qui passent leurs divers examens
    une pensé pour eux et leurs familles qui souffrent aussi de ces ignobles concours.
    que sont devenus les bénéficiaires du MICA ? retraite plein pot à 58 ans…

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