Nous devons nous rendre à l’évidence certaines pathologies deviennent de réels fléaux au sein des pays développés.
C’est le cas du diabète de type 2 (on parle souvent de diabète gras dans ce cas) observé le plus souvent chez les patients de plus de 40 ans.
Les personnes ayant cette pathologie (elle touche les citoyens appartenant à toutes les classes sociales de la société) ont toujours été, ou deviennent sédentaires.
De plus leur équilibre alimentaire n’est pas exempt de critiques.
Par voie de conséquence ces derniers souffrent de différents maux qui peuvent devenir, à plus ou moins importante échéance, une raison majeure de dépendance.
Souvent ces patients regrettent amèrement, et malheureusement trop tardivement, leurs déviances sur un plan alimentaire qui est à l’origine d’un handicap important.
Parallèlement à cet apport alimentaire non adapté, une frange de la population française doit accepter, du fait d’un manque de moyens financiers, l’achat de certaines denrées peu coûteuses.
Ces aliments qui arrivent dans les assiettes à moindre frais ne sont pas nécessairement équilibrés.
De ce fait ces personnes peuvent également présenter des pathologies en relation avec ce travers.
De nombreux nutritionnistes, médecins qu’ils soient spécialistes ou non dans ce domaine, tirent la sonnette d’alarme (certains avec une énergie incomparable) depuis des années pour lutter vis-à-vis de la problématique de la malbouffe.
Malheureusement nous ne pouvons qu’être triste, cela d’autant plus que certaines pathologies liés à des erreurs alimentaires ne cessent d’augmenter.
La Fédération Française des Diabétique a pu à ce titre mettre en lumière le fait que la prévalence (nombre de cas observés) du diabète est passée de 5,6% de la population française en 2015 à 6,48% en 2023 (cette valeur va se majorer dans les années prochaines).
Cette situation doit interpeller les professionnels de santé, mais aussi les pouvoirs publics.
Une satisfaisante prise en compte de certains commerces alimentaires des problèmes en relation avec la hausse des prix ?
Certains hypermarchés ont voulu montrer leur souhait de réduire les prix pratiqués au sein des leurs établissements dans le domaine alimentaire.
A ce titre deux structures ont décidé de mettre en vente « des paniers » à prix coûtant.
Cette initiative à première vue semble très intéressante pour permettre une accession à des denrées pour les classes sociales les plus défavorisées, a été à l’origine de critiques assez nourries de la part de certains journalistes.
C’est ainsi que Meignan Géraldine a analysé la composition de ces paniers pour le magazine Marianne.
Cette dernière a pointé du doigt le fait que les enseignes proposant ces paniers ne pouvaient pas être critiqués en ce qui concerne la diversité alimentaire.
Néanmoins, et au moyen d’un outil (l’indice Nova) cette dernière s’est rendue compte que pour une des enseignes les produits proposés se révèlent trop gras, trop salés, ou trop riches en sucres dans 64,5% des cas.
Une seconde enseigne était plus vertueuse.
Ce qualificatif nécessite une relative satisfaction car dans 46,7% les produits présentés n’étaient pas réellement de qualité.
Il est important de souligner, comme la journaliste l’a parfaitement énoncé dans son article, le fait que souvent les produits achetés dans les commerces ne peuvent être conservés de manière durable sans le recours de certains additifs pas nécessairement satisfaisants pour la santé des consommateurs.
Nous oublions, ou ne sommes pas suffisamment informés, sur le fait que les aliments transformés (utilisation de conservateurs, de sucres transformés par exemple) restent très délétères pour notre organisme.
D’ailleurs la revue Le Lancet a effectué une étude sur les différents travaux sur les produits transformés.
Les résultats doivent nous donner froid dans le dos.
En effet ce type d’alimentation majore de manière non anecdotique les risques cardiovasculaires, et les maladies métaboliques (cas du diabète).
Un des hypermarchés propose 4 fruits et légumes dans son panier coûtant (il est vrai que les sociétés savantes préconisent plutôt 5 fruits et légumes que 4), mais en pratique nous voyons que les personnes vivant dans la précarité ne consomment uniquement que 12% de ces fruits et légumes.
Or comme il a été souligné par les nutritionnistes experts le fait de manger 5 portions de fruits et légumes (cela représente entre 400 et 500 grammes), nous réduisons de manière non négligeable l’incidence (nombre de nouveaux cas) des pathologies chroniques.
Certains députés, et nous pouvons les féliciter, prennent leur bâton de pèlerin pour intervenir sur cette question de la malbouffe.
Du fait de leur volonté clairement affichée, des pourparlers ont pu se développer avec certaines enseignes alimentaires pour promouvoir une alimentation plus correcte pour la santé des patients, cela avec des coûts jugés raisonnables.
Il semble que ces discussions ne soient pas stériles, car deux hypermarchés ont décidé d’ici quelques mois de réduire leur marge concernant les produits frais, et les fruits et les légumes.
De cette manière il sera plus pratique de s’alimenter à moindre frais, et en consommant des produits plus sains.
Cette prise de conscience est d’autant plus importante, car 1 enfant sur 6 souffre d’obésité en France.
Au-delà de ces remarques qui sont tout à fait justes, et cette lueur d’espoir côté alimentaire qui semble initialement éclairer ce pan de la médecine, nous ne devons pas oublier le plus important maillon de cette chaine alimentaire : le consommateur.
Ce dernier par son comportement, pas nécessairement vertueux, n’ira pas acheter dans tous les cas les produits les plus satisfaisants pour sa santé.
Aussi le rôle des professionnels de santé, des médias, et des politiques, doit être majeur pour modifier certaines pratiques « inadaptées » dans le domaine alimentaire.
« La santé est le support de notre vie, l’oublier c’est ôter l’essence à notre survie » Lahsaini Sonia.