0

La chasse aux dépenses excessives, et à la fraude, un sport devenu national !

La dette abyssale contractée par les pouvoirs publics, et que nous devons par tous les moyens réduire, est l’occasion de faire la chasse aux gaspillages.

Des difficultés financières (elles sont plus ou moins importantes) de certains concitoyens conduisent certains d’entre eux à obtenir des avantages indus qu’il est important de dénoncer.

Des dépenses jugées excessives qui doivent être réduites

A ce titre il est demandé aux organismes dépendant de l’Etat de réduire les dépenses.

Ainsi France télévision, mais aussi radio France vont devoir se serrer la ceinture car les budgets alloués à ces médias publics seront dans un avenir très proche plus faibles.

A l’origine de cette prise de décision, un audit de la Cour des Comptes qui avait épinglé en septembre 2025 le budget de France télévision.

Il est vrai que d’autres polémiques concernant des journalistes a été également un élément déterminant dans cette chasse au déficit.

Les médias publics accusent un déficit de 40 millions d’euros, cela alors que les sommes allouées avoisinent les 3 milliards d’euros.

Le rapport de la Cour des Comptes préconisait de réduire certaines dépenses jugées excessives (réduction du nombre de cadre dont les salaires étaient assez importants, frais de bouche, de transport, et d’hôtellerie, cartes bancaires créditées avec des sommes qui donnent le vertige).

Pour le festival de Cannes, alors que la polémique concernant les frais d’hôtellerie a défrayé la chronique pour l’année 2025, il a été acté que le personnel de France télévision ne pourrait pas être logé dans des palaces dont le coût d’une nuitée serait supérieur à 500 euros (cela est déjà une somme non négligeable pour le commun des mortels).

En parallèle pour couvrir cet événement les équipes présentes sur la croisette seront plus réduites, et des visioconférences effectuées.

Cet état de fait n’est pas isolé, et ne doit pas nous révolter, car en Grande Bretagne la BBC (c’est l’organisme public des medias) est contrainte d’adopter également un plan de redressement économique avec une surpression de 10% de ses effectifs (cela représente près de 2 000 emplois supprimés) dans les 3 prochaines années.

En période de vaches maigres nous pouvons aisément comprendre qu’il soit nécessaire de réduire certaines dépenses jugées futiles.

Des critiques acerbes ont fait suite au comportement de certains ordres médicaux départementaux, mais aussi l’ordre national.

Des critiques concernant le champ des dépenses ont été éventées par le Canard Enchainé.

Ils mettent en lumière des dérives pointées dans le rapport réalisé par l’inspection générale des finances.

Les rémunérations de membres nationaux ont été majorées, et des frais de bouche et de transport jugés excessifs ont été vivement critiqués.

D’autre part certains conseils ordinaux départementaux ont effectué certains achats coûteux (cas d’une villa luxueuse) qui ne correspondaient pas nécessairement aux  « bénéfices attendus ».

Il est cependant important de souligner que les conseillers des ordres médicaux départementaux ne sont pas rémunérés, et assurent bénévolement cette tâche.

Ils l’assurent avec professionnalisme, et volonté de redorer le blason d’une profession souvent critiquée par les médias.

Ces petites mains souhaitent une plus grande transparence, et refusent d’être associées à quelconque gabegie financière.

Le Canard Enchainé a également critiqué les dépenses, et le fonctionnement des autres ordres concernant les professionnels de santé (pharmaciens, et dentistes).

Ces instances ont un patrimoine qui fait saliver nos politiques, et c’est probablement les raisons de cette charge en règle.

Et les fraudes alors au sein de la caisse d’Assurance maladie….

Dans ce domaine il est intéressant de reprendre l’article rédigé dans le Figaro qui nous informe de la volonté de l’Assurance maladie de traquer les fraudeurs.

Cette chasse aux contrevenants s’avère difficile du fait d’une ingéniosité de plus en plus importante des coupables.

Néanmoins, comme l’a souligné le directeur de l’assurance maladie 737 millions d’euros de fraudes sont en voie de récupération (cela n’est pas encore effectif cependant) en 2025 (15% de plus par rapport à l’année précédente).

Cette somme n’est pas une paille, mais au final elle peut être considérée comme telle car la fraude au sein de cet organisme est évaluée à près de 2 milliards d’euros (chiffres données par le Haut conseil du financement de la protection sociale).

Il faut cependant reconnaître, tout comme les responsables de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie l’ont mis en lumière, des réseaux très bien structuré sont à l’origine de cette coupable action.

De ce fait il est souvent difficile d’y mettre la main dessus ou d’intervenir.

Deux types d’escroqueries à grande échelle ont été référencés, et ne concernent pas contrairement à ce que nous pourrions penser les professionnels de santé :

  • Les fraudes diligentées par les assurés sociaux qui profitent d’arrêts de travail non justifiés, et qui demandent à des tiers (ce sont des sociétés sur la toile) d’intervenir pour obtenir le précieux sésame
  • Des escrocs qui développent des centres de santé avec des professionnels qui facturent de nombreux actes à l’assurance maladie. Un chiffrage de la fraude au sein des ces structures a été évalué à 138 millions d’euros, soit une hausse de plus de 253%. Ainsi sur la région parisienne près de 18 centres spécialisés en soins dentaires ont mis la clé sous la porte du fait d’une fraude manifeste

Compte tenu de l’importance des détournements des sommes allouées par l’Assurance maladie il a été décidé d’étoffer de manière plus importante les équipes en charge de contrôles.

Pour ce faire la Caisse d’Assurance maladie a recruté des anciens agents ayant travaillé pour la police judiciaire, et de ce fait aguerris à tout système de fraude.

D’autre part pour mener à bien ces actions de démantèlement, les effectifs affectés au contrôle ont été majorés de 15%.

Comme l’a martelé le directeur de l’Assurance maladie : « Le but n’est pas la course aux résultats, mais d’agir le plus rapidement possible pour prévenir les fraudes, les détecter le plus tôt, et les faire stopper rapidement ».

On ne peut que souscrire à de tels propos, mais nous ne pouvons qu’être quelque peu tristes car l’Assurance maladie est avant tout un organisme qui assure les soins pour tous.

Majorer son déficit c’est aussi une manière de réduire certaines prestations aux assurés sociaux qui nécessitent des soins.

Dr Pierre Frances

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec * Pour information, Pierre Frances ne répondra pas aux commentaires anonymes.