Le dernier ouvrage de Thélysson Orélien (« C’était ça ou mourir ») a créé une importante polémique à l’origine de nombreuses réactions éditoriales au sein de la quasi-totalité des médias.
Des réactions politiques diverses se sont exprimées à ce sujet, ce qui est tout à fait intéressant sur un plan intellectuel.
L’auteur de l’ouvrage incriminé est accusé (ce ne sont que des soupçons actuellement, mais ils semblent fondés) d’avoir utilisé, pour rédiger son dernier ouvrage, l’IA.
Néanmoins nous ne savons pas exactement quelle est la proportion de cette contribution lors de la réalisation de son ouvrage (les médias n’ont pas développé un argumentaire fiable sur ce sujet).
Ce qu’il est important de souligner, c’est le fait qu’un moteur de recherche au doux nom de Pangram permet de dépister l’utilisation de l’IA lors de la rédaction d’écrits.
Certains auteurs de romans, de manière plus ou moins juste, fustigent ce nouvel outil.
Certains d’entre eux nous expliquent qu’il peut être source d’erreurs, et qu’il mérite d’être contrôlé.
Cependant son concepteur (Max Spero) est formel en ce qui concerne sa fiabilité.
Ce responsable nous explique néanmoins que 25% des livres analysés par ce logiciel mettent en lumière le recours à l’IA lors de leur rédaction.
Il est vrai que Max Spero reconnait que des erreurs peuvent survenir dans le cadre d’une recherche par ce moteur de recherche, mais cela représente une part négligeable en ce qui concerne essentiellement les écrits ayant utilisé l’IA.
Ainsi il est établi que parmi les erreurs constatées :
- Près de 0,0026% sont de faux positifs
- Près de 1,7839% sont de faux négatifs
Il est vrai comme l’a souligné Lucile Donnart de la librairie l’Ecailler sur France Info « A la place d’éditeurs, on met des gens qui sortent d’écoles de commerce, et qui ne connaissent rien au livre. Qui est à la tête des maisons d’édition ? Qui fait la correction ? ».
Cette réflexion dénote le fait qu’un travail de correction est régulièrement effectué pour tout ouvrage mis en vente.
Ainsi une partie, une fois encore, plus ou moins importante des écrits du livre proposé ont été rédigé par un correcteur plus ou moins aguerri à cette tâche, et l’idée exprimée par l’auteur peut être quelque peu modifiée.
L’IA est un nouvel outil technologique qui est disponible depuis assez peu de temps, mais nous voyons que son utilisation ne cesse d’être prisé par le citoyen de base.
D’ailleurs de nombreuses entreprises (elles ont compris que ce marché était en plein essor, et pouvait les enrichir) en développement mettent sur le marché des assistants d’IA de plus en plus performants.
L’exécutif a également montré son attachement à cette nouvelle technologie qui le conduit à financer son développement au sein des administrations.
Des journalistes ont expliqué que la France était à réellement à la traîne à niveau, ce qui a été à l’origine d’une réaction rapide des pouvoirs publics.
Il est certain que son recours fait, et va être, l’occasion de polémiquer à son sujet.
C’est d’ailleurs ce qui a conduit au comportement des illustres administrateurs du prix Goncourt à ne pas accepter l’idée pour le livre de Thélysson Orélien de concourir.
Cette position très rapide de la part de cette entité décernant un prix très honorable a surpris de nombreux lecteurs, mais aussi de libraires.
La raison qui a conduit à cette prise de cette décision de la part des membres de l’Académie Goncourt ne tiennent pas uniquement au fait que Thélysson Orélien soit un adepte de l’IA. En fait cela est dû au fait que ses détracteurs mentionnent que ce dernier aurait plagié un chapitre d’un ouvrage classique de la littérature classique du Québec dans une de ses chroniques datant de 2012.
Il est probable que cette situation concernant le recours à l’IA (c’est une forme de publicité qui va être responsable d’une curiosité de lecteurs) va être à l’origine d’une vague d’achats de cet ouvrage qui est l’objet de nombreuses critiques.
Le revers de la médaille
Comme l’ont souligné certains experts dans le domaine de l’IA, cet outil va être responsable de changements notoires dans le monde du travail.
Certains emplois du tertiaire, notamment ceux de cadres, risquent de disparaître du fait de cette nouvelle donne.
Dans le monde l’édition également les conséquences de cette situation ont des chances d’être énormes.
L’Alliance de la presse d’information générale (Apig) dénonce l’intégration par l’IA d’articles qui sont synthétisés pour pouvoir être pris en compte.
Cet organe représentant les médias fustige cette collecte qui n’est, selon l’Apig, qu’un pillage effectué sans avoir demandé quelconque autorisation.
L’Apig a par ailleurs fait appel à l’autorité de la concurrence pour dénoncer le fait que le moteur de recherche Google puisse être contraint de respecter les règles imposées en 2012 pour éviter une utilisation, sans contrepartie financière, de certaines publications.
L’APIG explique que l’audience de nombreux médias, du fait de ce nouveau moteur de recherche, va être réduite.
A moyen terme l’IA va contraindre certaines maisons d’éditions à réduire le nombre de ses pigistes, et certaines entreprises vont devoir mettre la clé sous la porte.
La qualité intellectuelle d’écrits a des risques d’être mis à mal par l’IA qui est une arme à double tranchant qui va réduire à court ou moyen terme quelque peu la créativité, et l’originalité des écrits.
Actuellement l’Arcom a mis en évidence, en début d’été 2026, le fait que près de 33 millions de français ont recours à l’IA, soit 57,1% de la population.
Parallèlement il est important de noter que 7O% des moins de 25 ans utilisent cette application numérique.
L’IA est utilisée 7 fois plus souvent entre 2023 et 2026.
L’Arcom a expliqué que la perte sèche dans le domaine de l’édition, du fait du recours à l’IA, représente actuellement entre 33 et 38%.
Cette situation va devoir mobiliser nos pouvoirs publics afin d’éviter des piratages qui seront, il me semble, du fait de ce nouvel outil plus aisés, mais aussi permettre d’une certaine mesure à aider les médias et les maisons d’éditions.
Le gouvernement en est pleinement conscient car, malgré notre déficit budgétaire énorme, ce dernier a décidé d’allouer une somme très rondelette pour ne pas être en reste dans ce domaine en pleine expansion.
Nous devons, malgré cette menace, accepter de composer avec une technologie qui facilite d’une certaine manière la vie des gens, mais nous devons être méfiants quant aux dérives pouvant être dues à ce nouvel outil.