Récemment la Cour des comptes a essayé quelque peu d’ouvrir les yeux à nos énarques qui dirigent le pays.
Ces derniers se sont attaqués à une problématique qui doit nous donner des frissons : les dérives du déficit public.
Ce dernier est voisin de 160 milliards d’euros (5,4 points de PIB), et même si la prise de conscience par rapport à cette note salée a été effective par les pouvoirs publics, l’effort effectué à l’automne 2025 est inférieur à la moitié de l’objectif initial fixé.
Ce qui a quelque peu chagriné la Cour des comptes, c’est le fait que théoriquement les 2/3 des économies auraient dû être effectuées sur le poste des dépenses publiques, et 1/3 suite à des prélèvements fiscaux divers.
En pratique l’effort pour réduire notre dette abyssale, repose quasi-exclusivement sur des hausses d’impôts.
Parmi les différentes mesures prises par l’exécutif, nous pouvons citer : réduction de TVA plus applicable sur l’électricité, malus auto majoré, augmentation de la taxe sur les billets d’avion (l’éco-responsabilité a bon dos).
L’augmentation de cette participation par des prélèvements obligatoires portent à 43,7 points de PIB (donnée qui se rapproche de celle observée durant la crise favorisée par la COVID-19.
En parallèle les dépenses publiques, au lieu d’être réduites, ne cessent de se majorer (en 2025 on assistait à une hausse de 40 milliards d’euros).
Cette dépense était bien supérieure à la croissance économique du pays, creusant de ce fait le déficit de 0,3 points, selon cette institution.
Le niveau des dépenses publiques selon la Cour des comptes est le plus élevé d’Europe (intéressant lorsqu’on fait la comparaison pour d’autres valeurs qui permettent de valoriser nos institutions) avec 57,3 points de PIB juste derrière la Finlande.
Il est cependant important de souligner que le poids de la dette, et les intérêts en rapport, est un sujet qui fâche (augmentation de 7,9% pour l’année 2025).
Il est intéressant, mais également tout à fait juste de noter la réflexion de Carine Camby qui travaille au sein de la Cour des comptes.
Cette dernière souligne que « la maitrise de la charge de la dette est une condition de notre souveraineté, et de notre capacité à agir dans la durée ».
Aussi si nous souhaitons arriver à nous rapprocher de la cible souhaitée par l’Europe, il va falloir réduire notre déficit de 80 milliards d’euros (ce ne sont pas les économies précédemment citées de 40 milliards d’euros par certains de nos membres de l’exécutif).
Ce qui doit également nous interpeller, ce sont les réflexions de la Cour des comptes concernant la réduction du déficit.
Pour les sages « l’ajustement, pour arriver aux 3% demandé par l’Europe, ne pourra pas résulter principalement d’une hausse d’impôts, compte tenu de leur niveau déjà élevé, des limites au consentement à l’impôt et de l’impératif de préserver la compétitivité et l’emploi ».
Cela nous démontre une nouvelle fois, par le biais d’une institution tout à fait respectable, qu’il sera nécessaire de réduire le train de vie de l’état !
Tout aussi inquiétant est la critique formulée en ce qui concerne la loi des finances 2026.
Pour la Cour des comptes il sera difficile de pouvoir réduire le déficit abyssal avec une telle feuille de route.
Carine Camby a évalué une progression de la dette publique de 118,6 points de PIB fin 2026.
Comme le répète à l’envie cette technocrate : « Aujourd’hui notre dette est achetée, mais l’inquiétude se traduit par une hausse des taux d’intérêt ».
Nous vivons au-dessus de nos moyens, et nous nos dirigeants ne s’en soucient que très partiellement.
Et pour le français de base quelles vont être les conséquences de cette incurie ?
Pour le contribuable, comme nous l’avons souligné auparavant, il va devoir s’acquitter de plus de taxes, et impôts en tout genre.
Outre le fait qu’il soit déjà en grande difficulté du fait de fin de mois parfois difficile, il va devoir une fois de plus se sacrifier sur l’hôtel de la dépense publique.
Ce qui est quelque peu râlant, c’est de voir que le gouvernement actuel avait expliqué qu’il réduirait les dépenses de l’état.
Or comme nous le voyons avec la feuille de route proposée, ce n’est pas le cas, et pire le niveau de la dette va probablement être plus important.
En effet, en ce qui concerne le domaine des dépenses institutionnelles, nous voyons très régulièrement la création de nouvelles commissions, de nouveaux comités.
Plutôt que d’effectuer des fusions de certaines structures, on préfère rajouter une couche supplémentaire.
A force de presser le contribuable (et pas seulement, car les taxes en tout genre vont concerner tous les citoyens), la révolte risque de paralyser le pays dans son entier.
Il est difficile de concevoir, en période de vaches maigres, le manque de clarté de ceux qui ont la main sur le cordon de la bourse.
Comment est-il possible de ne pas concevoir la nécessité d’un frein brutal dans le cadre de la dépense publique ?
Ce qui nous interroge, c’est le fait qu’en tant que français de base, si notre train de vie se calquait sur celui de notre ministre en charge du budget, nous serions des interdits bancaires.
Dans certains cas nous aurions même « l’opportunité » de connaître l’incarcération.
Et c’est à ce niveau qu’il est difficile de ne pas être en colère vis-à-vis du fait que l’on puisse accepter de dépenser l’argent public sans avoir de remords.
Le maire de Lanester a décidé de limiter sa rémunération à 2000 euros par mois.
Une idée ?
Et ne devrait t’on pas limiter les salaires et diverses indemnités des élus.
On m’a dit qu’en tant que MSU je devais être bénévole après 67 ans et durant 3-4 ans je n’ai pas été payé ! On devrait faire pareil aux députés et sénateurs. Mais là je rêve !
Bon courage…
Benoît
Une belle INJUSTICE ! Le constat de la Cour des comptes est sévère : la réduction du déficit en 2025 repose surtout sur les prélèvements, alors même que la dépense continue de progresser trop vite. Le vrai sujet n’est donc plus seulement fiscal ; il est structurel. Tant que l’État n’engagera pas une maîtrise durable de la dépense, la dette continuera d’éroder notre souveraineté budgétaire, en transférant toujours plus de ressources vers la seule charge des intérêts. Le contribuable, lui, finit par payer deux fois : d’abord par l’impôt, ensuite par l’affaiblissement des marges d’action publiques….