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Paradoxes écologiques….

De nombreux faits divers concernant l’écologie alimentent régulièrement les pages de nos journaux, mais aussi sont à l’origine de nombreux reportages télévisés.

Il m’apparaît tout à fait inconvenant d’attiser la polémique concernant certaines décisions législatives qui ont été annulées par le conseil constitutionnel concernant un insecticide utilisé par les producteurs de betteraves et de noisettes, et faisant suite à ces dispositions aux propos quelque peu maladroits (c’est mon avis) concernant les agriculteurs de la part d’une représentante de l’Assemblée Nationale.

Cependant force est de constater que les idées développées par certains éco-responsables ne sont parfois pas très logiques.

Prenons l’exemple des centrales nucléaires.

Je suis tout à fait d’accord sur le fait que la production énergétique issue de ces structures n’est pas nécessairement écologique, mais visiblement un « mal » nécessaire.

Tout un programme de démantèlement des centrales nucléaires sur un plan européen a été le cheval de bataille de militants écologistes.

En Allemagne la volonté de ne plus développer cette production énergétique a été actée rapidement grâce au concours de partis verts, cela au profit d’autres sources d’approvisionnement pour fournir en électricité les citoyens de ce pays.

C’est ainsi que les pouvoirs publics de cette nation se sont tournés vers la Russie pour acheter du gaz (la production de gaz ne me semble également pas nécessairement très écologique).

Malheureusement des événements géopolitiques ont contraint l’Allemagne à ne plus recourir à cette forme de combustible.

Par voie de conséquence, et du fait de son retard dans le développement de centrales nucléaires très décriées par les représentants écologistes (nous sommes également dan sun bateau similaire), les énarques germaniques ont décidé d’accepter « le retour » d’une source énergétique très polluante : les centrales à charbon.

En France nous compensons notre retard énergétique grâce à du gaz algérien.

Il y a quelques semaines j’ai pu lire un éditorial écrit par notre célèbre animateur Stéphane Bern.

Ce dernier a voulu donner son point de vue concernant une source énergétique très prônée par les écologistes : les éoliennes.

Outre le fait que ces mastodontes soient des verrues peu esthétiques du fait de leur taille imposante, ils sont souvent la source de plaintes des riverains qui ont des difficultés à supporter les bruits (ils sont modiques, mais lancinants) engendrés par les éoliennes.

De plus, comme le dit notre star du paysage audiovisuel français, alors que nous militons pour une réduction de l’artificialisation des sols, on oublie facilement que pour implanter une de ces structures il est nécessaire de couler 400 m2 de béton sur des terres parfois agricoles, ou parfois certains fonds sous-marins.

Continuant sur cette piste, cette source énergétique est responsable de la mort de nombreux oiseaux (certaines espèces sont protégées) du fait de leurs ailes mobiles, et parallèlement ces structures d’acier et de carbone doivent être remplacées régulièrement (quid concernant le recyclage ?).

Se chauffer avec des panneaux solaires est également une solution que prônent ceux qui souhaitent préserver notre planète

Cependant on oublie que les panneaux avec les capteurs permettant une réserve d’énergie ont une durée de vie limitée.

Qu’allons-nous en faire ensuite, et quid du recyclage ?

Tout aussi amusant est le parti pris de l’exécutif pour expliquer que nos voitures sont polluantes (en fait selon certains experts ce sont les freins qui polluent le plus, et non le carburant), et devront être remplacées dans un futur assez proche par des voitures électriques.

Ces têtes pensantes oublient que pour fonctionner ces véhicules doivent être rechargés avec des bornes qui ne sont pas très écologiques, et avec un déploiement réduit dans certaines zones.

De plus l’autonomie de ces voitures est assez limitée, et s’agissant d’un apport électrique il faut savoir qu’il provient avant tout….des centrales nucléaires que les associations écologistes n’apprécient que très peu.

Quant au recyclage des batteries, c’est un sujet qui est à l’étude (on n’a toujours pas de réponses sur la manière d’éviter une pollution avec ces batteries).

Parallèlement la construction d’une autoroute a cristallisé les revendications de certaines centrales écologistes.

Il s’agit de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse.

Les pouvoirs publics ont acté unanimement sa construction (je ne souhaite pas polémiquer sur sa nécessité pour désenclaver une zone géographique).

Cependant il est quelque peu exceptionnel de voir qu’alors que le chantier est avancé à 50% le tribunal administratif, suite à une plainte associative, décide d’arrêter les travaux.

Ce qui est quelque peu remarquable dans cette situation, c’est le fait que détruire les portions de routes déjà construites aurait été très peu écologique, bien plus que sa réalisation complète.

De plus cet arrêt de quelques mois a été très coûteux pour le contribuable qui va devoir débourser une somme importante pour arriver à voir un achèvement des travaux.

J’ai été très peiné par un reportage concernant le recyclage des habits (surtout ceux qui sont de la « fast-fashion » prêt à porter à petit prix).

Les associations de collecte en France n’arrivent plus à écouler la totalité du stock, et de ce fait le surplus est envoyé dans les pays africains dans des ballots.

Ces ballots sont imposants, et très nombreux.

Ne sachant pas que faire d’une partie de ce stock impressionnant, les grossistes africains déversent certains articles sur les plages ou dans la mer.

Une fois de plus aucune directive ferme en France de la part des associations écologiques n’a été mise en place pour légiférer sur cette pratique absurde, mais économiquement très attractive pour les français ayant peu de moyens.

Et dans le domaine médical…..

Nous voyons également certaines dérives dans les hôpitaux, cela à des fins purement économiques :

  • Les repas des patients sont actuellement sous vide avec des barquettes en plastique qui ne sont à mon avis pas recyclable, mais il est vrai qu’il est important avant tout de réduire la masse salariale concernant la restauration. On a créé des centrales pour les repas, et la nourriture est acheminée dans des récipients individuels adaptés au chauffage dans les services
  • Certaines thérapeutiques injectables sont conditionnées dans des flacons en plastique unidose, cela afin d’éviter tout gaspillage, mais sur un plan écologique ce n’est pas formidable.

Dans les cabinets libéraux (c’est la même chose dans les centres hospitaliers) on utilise du matériel de suture jetable, cela plutôt que d’effectuer une stérilisation qui était légion il y a seulement 20 ans.

Il est vrai que cela présente moins de risques sur un plan infectieux, mais le gaspillage est énorme dans ce cas, et demeure difficile à accepter parfois (c’est mon avis personnel).

 

Tout cela pour dire que l’homme est un grand pollueur, et ce dès qu’il naît.

C’est ainsi que les premiers jours de la vie du nourrisson il pollue avec ses couches jetables. Il est certain qu’on ne reviendra pas aux langes que les mères de famille changeaient très régulièrement.

Cette pratique imposait pour ces maitresses de maison, qui étaient pour la plupart femmes au foyer, des lessives fréquentes.

Dr Pierre Frances

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