Le journal Libération a publié il y a quelques jours de cela un article qui nous incite à avoir la chair de poule.
Une infirmière d’une unité de réanimation néonatale à Montreuil a été poursuivie suite à des violences sexuelles réalisées sur des nourrissons.
En fait le reportage réalisé par ce quotidien, très détaillé par ailleurs, mettait en lumière le fait que cette professionnelle de santé était sous l’emprise d’un homme (un pervers sexuel) marié qui, outre le fait qu’il pratique des actes sexuels très dégradants sur sa personne, lui avait demandé d’agir sur les jeunes patients qu’elle soignait.
Sous son emprise cette dernière s’est exécutée sans avoir quelconque remord, aveuglée probablement par cet homme qu’elle aimait plus que tout.
Elle effectuait des attouchements sur des bébés placés sous sa protection, ce qui ravissait visiblement son compagnon.
Cette pratique hautement condamnable a été dénoncée par une personne qui a pu visualiser certaines scènes filmées sur les réseaux sociaux.
L’homme à l’origine de ces actes délictueux est un réel pervers sexuel qui n’avait aucune honte à avoir des comportements très dégradants vis-à-vis de sa partenaire (agressions sexuelles avec scatophilie, urophilie, zoophilie), mais aussi vis-à-vis d’enfants.
Non content d’être coupable de faits condamnables, ce dernier n’avait aucun scrupule de partager « ses travers » sur les réseaux sociaux.
Ce fait divers demeure très choquant pour plusieurs raisons :
- Le fait que les enfants dont l’infirmière avait la charge souffraient d’un handicap plus ou moins lourd
- Le fait que les parents déjà traumatisés par une hospitalisation au sein de cette unité sont très inquiets pour leur progéniture
Cette infirmière exerce dans cette unité depuis 2022, et les violences sexuelles à l’égard des nourrissons ont débuté en 2024.
Au total 38 jeunes patients ont été pris en charge par cette soignante durant cette période.
Parmi ces 38 bébés, certains ont subis des traumatismes à caractère sexuels, mais il semble difficile de déterminer lesquels.
A la suite de cette affaire les réseaux sociaux se sont déchainés pour dénoncer des actes irresponsables, et bien entendu la direction de l’hôpital a informé les familles de cette dérive inacceptable.
Les parents d’enfants potentiellement violentés souhaitent, et nous ne pouvons que les comprendre, connaître la liste des bébés ayant été traumatisés sexuellement par cette infirmière.
Nous espérons tous que cette soignante sera capable dans un futur proche (il faut que l’angoisse des parents puisse être soulagée en ce qui concerne cette situation) d’identifier les enfants pour lesquels de tels sévices ont été infligés.
Libération a interrogé une psychologue parallèlement à cette histoire, laquelle a expliqué que ce type de traumatisme peut avoir des répercussions sur le comportement de ces jeunes enfants (trouble de la vigilance, difficulté à être consolés…).
Ce type d’agissement, même si la maturité neurocognitive n’est pas observée, n’est en aucun cas anodin.
En effet, comme le souligne cette psychologue des troubles concernant l’oralité (dans le cas d’agression buccale), ou des masturbations compulsives chez l’adulte peuvent dans le futur être mis en évidence chez les adolescents.
Ce que ne dit pas cette spécialiste, c’est que de tels actes peuvent également engendrer des traumatismes physiques plus ou moins importants.
En effet il ne faut pas perdre de vue qu’une agression physique peut être responsable de lésions définitives invalidantes.
Ce qui est choquant dans cette triste histoire, c’est surtout le fait que le centre hospitalier est considéré comme un sanctuaire au sein duquel le patient est pris en charge de manière adaptée.
Cet exemple nous montre que parfois la réalité est bien différente, et de tels actes commis sur des jeunes enfants auraient pu passer aux oubliettes.
Pour une fois les réseaux sociaux ont permis de dénoncer cette pratique hautement condamnable.
Le bien être des enfants doit être une priorité au sein de notre société, et les professionnels en charge de ces jeunes doivent être choisis de manière rigoureuse.
A ce titre il y quelques mois 30 animateurs d’écoles maternelles de la ville de Paris ont été suspendus du fait de viols ou d’attouchements sur des enfants.
Ce chiffre est quelque peu terrifiant, et doit imposer une plus grande vigilance des pouvoirs publics lors du recrutement de ces encadrants (cela concerne bien entendu toutes les villes ou même les villages).
Il est vrai qu’il est parfois difficile de repérer le pervers sexuel qui nous donne dans certains cas une image très positive de lui.
Cela est d’autant plus difficile qu’il essaie de ne pas se faire remarquer.
Cependant nous avons comme mission de bien contrôler ces agents qui doivent sur la totalité de leurs actions être pistés.
Dans notre département il y a quelques années de cela un très jeune moniteur d’un centre aéré avait été condamné du fait d’attouchements sur des enfants, ce qui nous montre que n’importe quel département peut être concerné par cette violence sexuelle à l’égard des enfants.
Nous pouvons aisément comprendre parfois l’incompréhension de certains de ces professionnels aguerris et totalement innocents.
Ils doivent accepter le fait que dans un avenir plus ou moins proche ils seront plus contrôlés dans leurs actions.
Au-delà de ces propos il est fondamental de souligner que la santé physique et psychique des enfants doit rester une priorité.