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La presse, une ouverture d’esprit incomparable !

Depuis quelques décennies le choix dans la quête en matière d’information s’est considérablement étoffé.

Outre la multiplication de chaines de télévision, nous assistons également à un développement effréné des réseaux sociaux.

Cependant, et parallèlement à cet état de fait, le français de base est souvent perplexe par la pertinence des messages développés par ces nouveaux médias.

Néanmoins nombreux sont ceux qui prennent monnaie comptant certaines nouvelles pas forcément vérifiées.

Notre président s’est d’ailleurs ému des fausses informations circulant comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux (ce sont eux qui sont souvent la cause d’alertes parfois injustifiées), et souhaite que des sanctions soient prises sur un plan pénal à l’encontre des influenceurs ou autres individus qui sévissent sans aucune retenue sur la toile.

On oublie trop facilement qu’il existe un canal qui n’est pas nécessairement valorisé à sa juste valeur pour informer les français : la presse.

Durant plusieurs siècles, cet outil était le seul qui permettait à tous d’avoir une ouverture d’esprit, et donner la possibilité de se forger son opinion sur certains faits.

Cependant la presse est mise à mal par les autres médias, et nous assistons avec une certaine impuissance à un repli quelque peu dérangeant de ce mode d’information pourtant indispensable.

La diffusion de certains titres est devenue de ce fait confidentielle, et nombreux sont les journaux pourtant très célèbres qui disparaissent des kiosques.

La presse papier a essayé il y a quelques années d’informer le public, et favoriser un regain d’intérêt vis-à-vis de ce média, cela grâce à la distribution de journaux gratuits (ils étaient proposés dans les grandes villes).

Alors que cette manière de contribuer à informer les citoyens sans débourser un centime était très novatrice, nous avons assisté malheureusement à l’arrêt de ce type de diffusion.

Les différents titres proposés gratuitement ont disparu.

Un d’entre eux a réduit sa voilure (renvoi de journalistes pourtant méritants), et s’est maintenu tant bien que mal en alimentant son site internet.

Parallèlement la poste a annoncé modifier ses tarifs (en les majorants bien sûr) concernant l’envoi de journaux par ce canal, ce qui va une nouvelle fois changer quelque peu la donne de certains titres célèbres qui devront prendre en compte cette nouvelle réglementation pour majorer probablement les tarifs.

Par voie de conséquences les lecteurs, du fait de cette augmentation de prix, vont chercher d’autres moyens moins coûteux pour s’informer.

Le désamour de la presse papier tient du fait qu’il faut faire un effort pour trouver l’article  intéresse, et lire demande du temps que de nombreuses personnes n’acceptent plus (les loisirs sont devenus une priorité, plus que l’information).

Malheureusement il est important que la presse poursuive son travail car elle nous permet d’avoir une vision sur le monde, mais aussi sur les différents changements dans des domaines divers (enseignement, politique, culturel, médical…).

Bien entendu les différents journaux proposés dans nos kiosques (leur nombre se réduit tristement dans nos villes, ou dans certains cas diversifient la palette de leurs services pour survivre) diffusent certains articles qui reflètent les valeurs politiques de leur rédacteur en chef.

Ainsi nous avons le choix en fonction de notre propre opinion d’acheter tel ou tel journal plutôt politiquement de droite, de gauche, ou du centre.

Néanmoins, certains (et c’est mon cas) ont la volonté de lire plusieurs journaux ayant des idées parfois diamétralement opposées.

Bien entendu pour ce faire, et cette fois je ne vais pas critiquer l’évolution technologique, nous utilisons notre ordinateur pour être connectés à différents portails que la presse a dû développer pour conserver un nombre de lecteurs suffisant pour ne pas disparaître.

L’information médicale, une nécessité absolue pour les professionnels de santé

Dans le domaine médical la presse est également un outil indispensable pour suivre l’évolution dans la prise en charge de pathologies parfois complexes, mais aussi pour se former.

Or nous constatons depuis quelques années une réduction du nombre de titres (certains ont disparu alors qu’ils étaient d’une grande utilité) du fait d’un manque de moyens financier pour survivre.

Parallèlement, et pour être toujours présent certains titres très connus n’ont pas hésité à réduire la fréquence de leur diffusion.

Cette volonté affichée a uniquement pour but d’informer au mieux les professionnels de santé, et ce malgré la réduction des annonces publicitaires (ces annonces sont normalement la bulle d’oxygène pour leur permettre d’être diffusés).

Pour assurer leurs arrières, tous ont dû s’adapter aux évolutions technologiques, et de ce fait être présent sur un portail internet.

Les jeunes générations sont friandes de cette « révolution » qui favorise une consultation plus rapide à certains articles, permet de regarder sur son lieu de travail ou dans les transports les nouvelles concernant la profession, et donne également de cette manière une vision plus globale sur notre profession en lisant sommairement les titres des articles proposés.

En parallèle, et dans un but idéologique, le papier n’est plus utilisé pour s’informer ce qui rassure certains qui sont satisfaits de ce changement très positif pour la planète.

Ils oublient que l’envoi ou la consultation de mails n’est pas très écologique, cela d’autant plus qu’il est effectué sur un nombre considérable de boites de réception.

De nombreux confrères boudent les revues qui ponctuent leurs articles scientifiques de publicités pour des raisons idéologiques (pour eux ces revues manquent quelque peu de partialité).

Ils oublient que la qualité de l’information reçue dans nos cabinets dépend également de ces sponsors qui sont parfois critiquables par le contenu de leurs annonces, mais qui permettent aux médecins d’être informés en mettant peu la main sur le portefeuille.

On oublie trop facilement que des chartes ont été établies entre la presse et les publicitaires pour éviter quelconque collusion avec l’industrie pharmaceutique.

Il est difficile actuellement pour des titres, aussi célèbres soient-ils, de se maintenir malgré la manne financière des abonnés (elle se réduit actuellement comme neige au soleil), et des pouvoirs publics (ils interviennent dans une certaine proportion pour que la pluralité de l’information puisse être effective).

« Achetez la presse, et vous serez maîtres de l’opinion, c’est-à-dire les maîtres du pays » Crémieux Adolphe.

A la suite de cette citation je souhaite une longue vie à la presse généraliste, mais aussi professionnelle.

En espérant pouvoir continuer à poursuivre ma contribution sur ce blog qui n’existe que par la volonté de la rédaction d’un rédacteur en chef du Quotidien du Médecin, et me permet en toute indépendance de m’exprimer.

Il faut que la pluralité des idées (chacun a le droit et le devoir de s’exprimer, et de partager ses pensées) puisse prévaloir dans notre société démocratique.

Je profite également de cette occasion pour souhaiter à vous tous une bonne et heureuse année 2026.

Dr Pierre Frances

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